Prix/ L’impact de la loi de finances 2017 pas encore perceptible

Redaction

Au premier jour de l’an 2017, les Algériens vaquent normalement à leurs occupations et malgré les dispositions de la loi de Finances 2017, entrées en vigueur ce dimanche, très peu de choses ont changé. Seuls les carburants ont adopté leurs nouveaux prix dès les premières heures de l’année.

Une virée au marché de Ain-Naadja renseigne sur la mercuriale en ce début de l’année. Les prix des fruits et légumes affichés sur les étals n’ont pas changé comparativement à ceux des derniers jours de décembre. Ainsi, à titre d’exemple, la carotte sont écoulées à 50 dinars, les navets à 80 DA, les tomates à 70 DA tandis que les pommes de terres sont proposées entre 40 et 55 DA le kilogramme, selon la qualité du produit.

Les fruits de saison gardent également leurs prix d’avant le réveillon du nouvel an. Les oranges, disponibles en qualité et en quantité se vendent à des prix qui oscillent entre 50 et 120 DA. Les mandarines sont entre 100 et 150 DA, tandis que les pommes locales se vendent au prix moyen de 150 DA. Seuls les fruits importés (les bananes à 550 ou 600 DA et les pommes à plus de 400 DA) sont cédés à des prix excessifs. Ce qui ne les empêche pas de trouver preneur.

Même les viandes ont gardé leurs prix. Les viandes rouges sont à des prix relativement élevés, puisque le kilo d’agneau est proposé à 1300 DA et celui des bovins à 1400 DA le kilo. Quand aux viandes blanches, le kilo de poulet est cédé à 320 DA, quasiment au même prix que la dernière semaine de décembre. Un bémol toutefois: il s’agit là d’anciens stocks. La situation risque de changer avec l’arrivée de nouvelles marchandises.

Parailleurs, il faudra s’attendre, dans les prochaines semaines, à de petites augmentations des prix de l’électricité et surtout, des produits électroménagers désormais soumis à des taxes particulières. Il est difficile de connaître, pour l’heure, le niveau des hausses. Seul le patron de Condor Electronics, Abderrahmane Benhamadi a assuré récemment que les augmentations des produits de sa société ne dépasseront pas 10%.

Essaïd Wakli