Les protestations et émeutes contre la cherté de la vie provoquée par les nouvelles dispositions de la Loi de Finances 2017 se sont poursuivies dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa. Mais ces manifestations ne restent pas cantonnées à des villes de la Kabylie puisque des protestations ont éclaté à Tiaret, à l’ouest du pays.
Tiaret a, effectivement, vécu une soirée très agitée. C’est à partir du quartier de Sonatiba que l’étincelle à jailli. Des centaines de manifestants en colère se sont rassemblés devant le siège l’antenne de l’état-civil pour manifester leur colère contre La Loi de Finances 2017, rapportent de nombreuses sources locales. Cependant, dans d’autres quartiers gagnés par la colère, des habitants ont commencé à fermer une après l’autre les principales artères de la ville. Les émeutiers ont caillassé des voitures, bloqué la route et brûlé des pneus. Plus tard dans la soirée, les émeutes se sont étendues aux quatre coins de la ville comme Bouheni, Sonatiba, Oued Tolba, el-Graba etc.…
Des affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des jeunes manifestants : bombes lacrymogènes d’un coté et jets de pierres de l’autre, odeurs de pneus et de bois brûlés dans l’air, arrestations musclées, sirènes hurlantes, la ville de Tiaret a été ébranlée par une nuit de violences.
Des violences qui ne se sont pas estompées en Kabylie notamment dans la wilaya de Béjaïa où des manifestations nocturnes ont été signalées à Akbou où des émeutiers ont tenté de s’en prendre à la recette des impôts de la ville et à l’agence Sonelgaz. Les affrontements ont duré jusqu’à 2 H du matin.
Des affrontements très violents ont éclaté également dans la soirée de mardi à mercredi à Seddouk (Béjaïa) comme nous le montrent ces photos prises par des témoins oculaires :