L’Algérie peut surmonter l’actuelle crise financière qui la frappe de plein fouet en raison des chutes de ses exportations en hydrocarbures, affirme le FMI. Il lui suffit, selon lui, d’adopter des réformes structurelles et d’appliquer de nouvelles mesures économiques qui vont lui insuffler un nouveau dynamisme.
Le dernier rapport du FMI propose des pistes qui peuvent, selon lui, permettre aux décideurs algériens, s’ils ont une réelle volonté politique, d’inverser la courbe des événements en mettant en oeuvre une série de réformes. Pour ce faire, il faut commencer par encourager les investissements directs étrangers qui devraient s’élever en 2016 à 1,4 milliard de dollars contre -0,7 milliard en 2015 et devraient progresser à 3,6 mds de dollars en 2021, indique le FMI. Pour que ces objectifs se réalisent, il est urgent de procéder à des réformes structurelles de grande envergure « pour soutenir l’activité économique pendant l’assainissement des finances publiques et pour diversifier l’économie », souligne le FMI. Mais quand on parle de réformes, de quoi il s’agit réellement ?
1 – L’amélioration du climat des affaires
2 – Une plus grande ouverture de l’économie aux échanges internationaux et à l’investissement étranger
3 – L’amélioration de l’accès au financement et le développement des marchés de capitaux ainsi que le renforcement de la gouvernance, la concurrence et la transparence.
4 – Une plus grande souplesse du marché du travail tout en alignant mieux les compétences produites par le système éducatif sur les besoins du secteur privé.
5 – Une plus grande flexibilité du taux de change faciliterait l’ajustement au choc des cours du pétrole
A travers toutes ces mesures, l’Algérie pourrait, suivant les logiques du FMI, amorcer le changement qui lui permettra de respirer d’ici 2021. Avec ces mesures, le déficit budgétaire qui a doublé en 2015 pour s’établir à 16% du PIB sous l’effet de la baisse des recettes hydrocarbures se réduira progressivement durant les cinq prochaines années pour atteindre 5,3% en 2021. En plus, la croissance économique rebondira à partir de 2019 pour atteindre 3,4% en 2021.