Abdelouahab Derbal joint sa voix à ceux qui contestent la régularité des élections en Algérie. Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) a admis qu’il n’existait aucune «garantie légale» quant au bon déroulement des opérations électorales.
Selon le président du HIISE, il «n’existe pas de base juridique pour sécuriser le fichier électoral». Il dit, à partir de Tiaret où il s’est déplacé vendredi, se poser des questions la neutralité de l’administration et l’indépendance de la justice. Le président de la HIISE a indiqué ne pas comprendre pourquoi la justice s’appuie, presque systématiquement, sur les conclusions de l’administration lorsqu’elle est appelée à statuer sur la légalité ou pas des listes électorales présentées par les partis politiques. «L’administration a annulé certaines candidatures sans aucun argument juridique», a indiqué Abdelouahab Derabal qui précise que son instance s’est trouvée, de fait, dans l’embarras.
Abdelouahab Derbal répondait ainsi aux nombreux partis politiques qui se sont plaints de fait que des candidatures ont été rejetées par l’administration sur une base politique et non juridique.
Rania Aghiles