Les Algériens ne sont pas réellement dans l’expectative. En matière de politique, en tout cas ils savent ce qu’ils veulent. Et pour présider aux destinées de leur pays, les Algériens désirent un Président au profil très précis.
Un Président homme, jeune, en tout cas âgé de moins de 50 ans, et démocrate. Voila comment imaginent les Algériens le Président idéal, a-t-on appris grâce à une enquête d’opinion réalisée par un institut Algérien, l’institut Okba. Cette enquête réalisée, et commandée par le quotidien francophone Liberté, auprès d’un échantillon de 2 079 personnes, issues de plusieurs régions du pays, a dévoilé que 80,8% des Algériens réclament un président du genre masculin et seulement 7,4% sont pour que le futur président soit une femme. Ils sont uniquement 11,8% des sondés qui estiment que la question du genre est “sans importance” et peu importe qu’il soit donc homme ou femme. En revanche, concernant l’âge, les Algériens sont catégoriques : ils veulent presque tous un président jeune. 75,6% des personnes interrogés dans cette enquête demandent, ainsi, à ce que le futur chef de l’État soit jeune. Il faut qu’il soit âgé de moins de 60 ans, estiment-ils et 39,5% des sondés réclament un Président âgé de moins de 50 ans.
D’autre part, les Algériens recherchent un président démocrate, nous indiquent encore les résultats de cette enquête. Effectivement, pas moins de 49,9% des Algériens espèrent que le futur président soit démocrate et seulement 12,6% demandent un Chef d’Etat issu du courant islamiste. Ces chiffres mettent ainsi en cause la fameuse théorie selon laquelle l’électorat algérien est prédisposé à voter pour els islamistes si les élections sont vraiment transparentes et honnêtes. L’Algérie d’aujourd’hui croit de plus en plus aux bienfaits de la démocratie. C’est du moins l’enseignement que l’on peut tirer de cette enquête d’opinion.
Enfin, les Algériens préfèrent largement un Président civil et écartent catégoriquement un Président issu de l’institution militaire. Preuve en est, pas moins de 65,4% des personnes optent pour un président civil, contre seulement 16,6% des sondés qui veulent un militaire à la tête de l’État. Les militaires donc ne sont pas en odeur de sainteté auprès des Algériens qui leur accordent très peu de crédit.