Enseignement supérieur/ Quand les enfants des puissants violent la réglementation

Redaction

Les passe-droits n’épargnent aucun secteur. A commencer par l’accès aux universités et aux grandes écoles.

Dans un article documenté, le journal Ennahar révèle qu’au moins quatre enfants de haut placés ont réussi à intégrer l’Ecole supérieure de management de Koléa. Selon des documents fournis par la publication, ces enfants privilégiés ont réussi à se faire scolariser alors qu’ils n’ont même pas eu les notes nécessaires au Baccalauréat. Ils se sont, en effet, inscrits dans l’établissement avec des moyennes inférieures à 5/20.

Plus grave encore, des documents signés par des syndicalistes révèlent que ces enfants de la nomenklatura n’ont pas respecté les règles régissant l’accès à ce genre d’établissements. Ils ont été admis en dehors de la liste officielle acceptée par l’administration. Pour arracher leur place dans cette école dl’excellence, ces étudiants, au statut particulier, n’ont donc pas eu besoin de passer par le portail web du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ou de demander des transferts comme cela est exigé pour d’autres étudiants.

Parmi ces enfants, on trouve la fille de Taïb-Ezzeraimi, le patron de SIM, ou encore la fille du directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale.

Une preuve supplémentaire qu’une école des privilégiés est en train de naître dans le pays !

Essaïd Wakli