Les réserves de change continueront de baisser les trois prochaines années. A en croire le ministre des finances, cette fonte ne constitue pas un problème. Il affirme même que le pays n’aura pas besoin de recourir aux différents modes de financement à partir de 2020.
Intervenant ce dimanche devant les députés de la commission des Finances et du Budget du parlement, dans le cadre de la présentation de la loi de finances 2018, le ministre des Finnaces, Abderramane Raouya, a estimé que les réserves de change, qui étaient de 105,8 milliards USD en juillet dernier, reculeront jusqu’à 97 milliards USD à la fin 2017.
Pour l’année prochaine, le premier argentier du pays prévoit un recul de 11,8 milliards USD. Selon ses prévisions, les réserves de change se situeront à la fin de 2018, à 85,2 milliards USD. La tendance continuera pour atteindre en décembre 2019, 79,7 milliards USD, puis 76,2 milliards USD en 2020.
Malgré une baisse continue, M. Raouya tente de présenter les chiffres la traduisant comme étant des indicateurs positifs. Dans ce sens, il a assuré que l’Algérie n’aura pas recours aux différents modes de financement à partir de 2020.
Il convient de rappeler que les réserves de change de l’Algérie, qui étaient de 105,8 milliards USD en juillet, ont fondu pour atteindre les 103 milliards de dollars à fin août 2017, et probablement 97 milliards USD à la fin 2017 contre 114,1 milliards de dollars à fin 2016 et 144,1 milliards de dollars à fin 2015.
Pour ce qui est des importations, le ministre a évoqué une « baisse à un faible rythme », passant de à 46,72 milliards USD en 2016 contre 51,7 milliards USD en 2015 (-9,62%). Sur les 8 premiers mois de 2017, elles se sont chiffrées à 30,84 milliards USD contre 31,65 milliards USD comparée à la même période de 2016 (-2,6%).
Selon les pronostics du ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, la facture globale des importations devrait osciller, à fin 2017, entre 40 et 41 milliards de dollars.
M. M.