Emmanuel Macron a remporté, dimanche, l’élection présidentielle française avec 66,10 % des voix face à la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. La victoire de Macron a été accueillie avec soulagement par le pouvoir algérien qui voit en lui un partenaire pouvant réchauffer des relations entre les deux pays.
Les Français ont élu, dimanche, Emmanuel Macron, 39 ans, président de la République avec 66,06 % des voix, alors que le personnage était méconnu il y a encore peu. Largement battue (33,94 %), son adversaire d’extrême-droite, Marine Le Pen.
M. Macron a laissé entendre, lors de sa campagne électorale, qu’il compte changer la nature des rapports entre son pays et l’Algérie, promettant de faire un travail de mémoire en reconnaissant les massacres ayant eu lieu durant la colonisation et de rééquilibrer les rapports entre les deux pays afin que ceux-ci soient plus amicaux.
Il faut croire qu’Emmanuel Macron a tissé des liens solides avec le pouvoir algérien lors de sa visite dans notre pays en février dernier. Le message de félicitations enthousiaste que lui a adressé le président Bouteflika témoigne d’une certaine proximité. « Votre élection bien méritée en qualité de président de la République française récompense, à bon droit, la force de votre volonté, la lucidité de votre vision et la rectitude de vos engagements. Le peuple français qui a su choisir en vous l’homme d’État, de cœur et d’esprit, capable de présider à ses destinées dans cette conjoncture difficile et de conduire sa trajectoire vers l’avenir qualitativement meilleur que vous avez projeté avec une conviction communicative, a, ce faisant, fort opportunément distingué un ami de l’Algérie », a écrit le chef de l’État dans son message.
Massi M.