C’est en plein mois de ramadan que les vétérinaires de la fonction publique entrent en grève. Ils débrayent depuis deux jours et ne comptent pas reprendre le travail si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
La plate-forme de revendications remise aux autorités concernées compte plusieurs points dont la prime de risque, la couverture sanitaire (la vaccination contre les maladies contagieuses) et la révision des statuts de la profession et de la prime d’indemnité, a indiqué Saïda Akali, secrétaire générale du Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP), citée par l’APS.
Les vétérinaires organisent, pour l’heure, un débrayage de 3 jours. Mais ils rappellent que leurs revendications datent tout de même de plus de trois ans. Chose qui exacerbe le conflit qui les oppose au ministère de tutelle.
Comme la grève intervient en plein ramadan, les vétérinaires, notamment ceux qui exercent dans les abattoirs, promettent d’assurer le service minimum. Cela afin de ne pas mettre en danger la santé des citoyens, qui consomment plus de viande lors de ce mois.
Du coté du ministère de l’Agriculture, c’est le silence radio. Le seul contact entre le département de Sid-Ahmed Ferroukhi et celui des vétérinaires consiste en une rencontre qui a eu lieu en février dernier. Mais le ministère s’est juste contenté d’écouter les médecins vétérinaires. Aucune solution n’est envisagée pour l’instant. Ce qui risque d’aggraver la situation.
Essaïd Wakli