L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a révélé, dans un rapport publié récemment, que les migrants clandestins en provenance des pays subsahariens empruntent un passage non surveillé pour se rendre en Libye au niveau de sa frontière commune avec l’Algérie.
Les migrants clandestins en provenance du Sénégal, du Burkina Faso et du Niger empruntent un passage non surveillé leur permettant de s’introduire en Libye à partir de l’Algérie, a révélé l’OIM dans un rapport sur les flux migratoires durant le premier trimestre de l’année 2017.
Toujours selon le même rapport, ces migrants, dont le nombre a atteint les 381 463, sont exploités par les passeurs qui exigent d’eux des sommes considérables pour les conduire vers ce théâtre de guerre qu’est la Libye. Ainsi, les migrants clandestins en provenance du Soudan et du Nigeria doivent payer entre 1 000 et 5 000 dollars américains pour se rendre en Libye en empruntant des itinéraires incertains.
Le rapport a par ailleurs indiqué que les migrants clandestins présents sur le territoire libyen sont issus de 38 nationalités. La majorité d’entre eux, soit 66 660 se sont rendus à Misrata, alors que 53 755 migrants ont opté pour la capitale Tripoli et 44 750 sont aujourd’hui à Sebha.
Massi M.