Le gouvernement a décidé de maintenir l’interdiction d’importation de la pomme. Pour le ministre de l’Agriculture, Abdeslam Chelghoum, «la politique actuelle a été salutaire pour les pomiculteurs algériens ». Un constat, mais également une réponse à la requête aux accents néo-colonialistes de Christian Estrosi.
Le ministre de l’Agriculture, Abdeslam Chelghoum, a été catégorique hier en déclarant qu’il était «impossible actuellement d’importer ne serait-ce qu’un kilogramme de pomme, eu égard au niveau appréciable de la production nationale qui atteint cinq millions de tonnes actuellement».
Le ministre a également affirmé que la politique d’interdiction d’importation de la pomme «a permis aux pomiculteurs algériens d’enregistrer des chiffres d’affaires appréciables. Nos pomiculteurs avaient des difficultés à écouler leur production avant l’instauration de la politique d’interdiction d’importation», a-t-il fait savoir dans un entretien avec le quotidien Ennahar.
Cette décision, qui se veut sans appel, intervient au lendemain des déclarations indécentes du président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Christian Estrosi, qui avait demandé ouvertement au premier ministre français, Bernard Cazeneuve, de contraindre les autorités algériennes à sauver les pomiculteurs des Alpes en achetant 40% de leur production.
Massi M.