L’observateur indépendant Moratinos cautionne l’organisation de la présidentielle

Redaction

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Miguel Angel Moratinos, l’ancien chef de la diplomatie espagnole (18 avril 2004 – 20 octobre 2010), invité par l’Algérie en tant qu’observateur indépendant pour suivre le déroulement de l’élection présidentielle du 17 avril prochain a conclu, aujourd’hui, moins de 48 heures après son arrivée en Algérie, que ce rendez-vous électoral se déroule bien.

L’observateur indépendant  s’est dit «satisfait des préparatifs du scrutin du 17 avril qui sont conformes aux standards internationaux, ainsi que des garanties consacrées par la loi et exercées par le Conseil constitutionnel pour assurer l’intégrité et la transparence de l’élection», selon des propos rapportés par l’agence officielle APS.

Moratinos a fait cette déclaration à l’issue de sa rencontre avec Mourad Medelci, président du Conseil Constitutionnel. Le diplomate espagnol tend, ainsi, à apporter sa caution à un processus électoral décrié par beaucoup d’acteurs politiques et d’observateurs et auquel la Commission européenne avait refusé d’envoyer des observateurs. Moratinos a également été reçu, dans la matinée, par le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel. La veille, au lendemain de son arrivée en Algérie, il a également été reçu par deux autres ministres, en l’occurrence celui des affaires étrangères, Ramtane Lamamra et le Premier ministre par intérim, Youcef Yousfi.

Hier déjà, Moratinos a déclaré : «Je peux constater, depuis mon arrivée hier (vendredi) jusqu’à maintenant, l’excellente organisation, la transparence, la garantie juridique et légale du point de vue du Conseil constitutionnel et de la Commission de supervision des élections». Bien évidemment, il est à noter que la présence de l’ancien chef de la diplomatie espagnole en Algérie n’engage aucune institution étrangère puisqu’il est en Algérie dans le cadre d’une «visite d’amitié», comme l’a précisé le Premier Ministère dans un communiqué à l’issu de sa rencontre avec Yousfi. A défaut de pouvoir compter sur la «caution» d’institutions européennes, l’Algérie se contente de quelques personnalités «amies».

Elyas Nour