Le harcèlement sexuel est, selon toute vraisemblance, monnaie courante à l’APN. Des députées et de simples employées sont l’objet de cette pratique dégradante dans une impunité totale.
Le harcèlement sexuel est l’une des contraintes les pus couranteq auxquelles font face les femmes au parlement. Dans l’incapacité de dénoncer ces actes odieux, certaines d’entre elles ont témoigné dans les colonnes du journal en ligne Aljazair1.
Préférant garder l’anonymat, ces femmes députées ont été unanimes à affirmer que leurs agresseurs étaient des députés et parfois même des ministres. «Nous ne pouvons rien faire», a déploré l’une d’elles qui a indiqué que «l’immunité parlementaire les protège de tout, même des poursuites judiciaires».
Selon les témoignages, quasiment toutes les femmes travaillant dans l’hémicycle sont sujettes au harcèlement sexuel. Qu’elles soient célibataires ou mariées, cela importe peu à «ces prédateurs qui ne reculent devant rien pour assouvir leurs pulsions animales».
L’une de ces députées a même révélé qu’elle faisait régulièrement l’objet de toute sorte de gestes malsains, que ce soit des attouchements ou des propos indécents de la part d’un député influant. «Le plus étrange, c’est que cet individu est marié à quatre femmes. Il est issu de l’un des partis du pouvoir. Il a 57 ans et il est originaire de l’Est», a-t-elle précisé.
À en croire Aljazair1, le harcèlement sexuel ne touche pas que les femmes. Même les jeunes hommes faisant partie du personnel de cette institution en sont victimes. L’un d’eux à indiqué qu’il a repoussé un ministre en poste. Ce dernier l’a menacé de toute sorte de malheurs s’il venait à le dénoncer.
L.R.