Oeuvres universitaires/ Guerre ouverte autour du contrôle du transport

Redaction

Le transport universitaire aiguise tous les appétits. Une véritable guerre a lieu actuellement autour de son contrôle. Un patron d’une entreprise domiciliée à Skikda accuse ouvertement le groupe Tahkout d’avoir eu recours à des voyous pour l’empêcher de déposer une offre commerciale au niveau de la direction Centre des œuvres universitaires sise à Tizi Ouzou.

Salim Boudiaf, directeur administratif de la branche transport du Groupe Amouri, a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’entreprise, qu’en arrivant, mercredi dernier, en compagnie de collaborateurs, au niveau de cette direction Centre sise à Tizi Ouzou, il était «étonné de trouver, au seuil de la porte de cet organisme étatique, un groupe de jeunes voyous munis d’armes blanches et de bâtons, qui leur ont interdit l’accès». «On s’est dirigé vers le commissariat le plus proche qui a dépêché un policier pour nous accompagner», avait-il ajouté. Mais sur place, les «baltaguis», comme il les définit, ont été catégoriques : seul le policier pouvait avoir accès. Selon Salim Boudiaf, la même chose a failli se passer à Tipaza, si ce n’était le fait que les voyous qui étaient sur place ne les avaient pas reconnus.

Un autre responsable de la même entreprise, Taraï Salah, a tenu à rappeler que le groupe Amouri est impliqué dans le transport universitaire depuis 2008 et qu’il est déjà présent au niveau de plusieurs wilayas. Il a ajouté que les prix proposé par le groupe qu’il représente sont très compétitifs. Donnant des détails, il a indiqué que la proposition qui allait être faite à la direction des œuvres universitaires de Tizi Ouzou était de 6000 dinars par jour et par bus, avec un total de 82 véhicules. Soit un budget annuel de 11,5 milliards de centime. Or, ajoute-t-il, la proposition de Tahkout est de 22 000 dinars par jour et par bus, ce qui fait un budget annuel de 30 milliards de centimes.

En d’autres termes, signale-t-il, dans le cas où l’offre de Tahkout est acceptée, puisque son entreprise n’a pu déposer dans les délais sa proposition, l’Etat va perdre plusieurs milliards.

Elyas Nour