Remise en cause de la retraite anticipée / L’Education nationale épargnée

Redaction

 

Le ministère de l’Éducation nationale a invité, par le truchement d’un communiqué, les enseignants désireux de déposer leurs dossiers de retraite à se rapprocher des bureaux consacrés à cet effet et ce, à partir du dimanche 25 septembre. Le secteur de l’Éducation nationale est épargné par l’annulation de la retraite anticipée.

Le ministère de l’Éducation semble vouloir traduire à travers cette démarche une certaine volonté de l’État à jouer la carte de l’apaisement face à une population active manifestement récalcitrante à l’annulation de l’ordonnance 97-13 du 31 mai 1997 régissant  le de départ à la retraite sans condition d’âge. C’est dans cette optique que le ministère de l’Éducation nationale a lancé un appel aux enseignants désireux de déposer leur dossier de retraite et remplissant les conditions préalablement établi à se rapprocher des services concernés dès dimanche 25 septembre.

Les candidats doivent avoir cumulé 32 ans de service sans condition d’âge. En ce qui concerne la retraite proportionnelle, le département de Nouria Benghebrit a précisé qu’elle est soumise à deux conditions auxquelles devront se soumettre toutes les demandes : l’âge et les années de services accumulées. Dans ce cas de figure, les enseignants ayant formulé leur demande doivent être âgés de 50 ans pour les hommes et 45 ans pour les femmes et avoir cumulé 20 ans de service pour les hommes et 15 ans pour les femmes.

Toujours selon le communiqué, les décisions de cessation d’activité seront remises le 31 août 2017.

Cela dit, la politique sélective du gouvernement risque de susciter des réserves. Plusieurs autres secteurs de la Fonction publique estimant que la retraite anticipée sans condition d’âge est un droit pourraient initier des actions de protestation dans les semaines à venir.

Massi M.