Après Sonatrach, une autre affaire de grande envergure va être portée devant les tribunaux, mercredi prochain. En effet, 23 personnes, impliquées dans l’affaire de l’autoroute Est-ouest, vont comparaître, mercredi prochain, devant tribunal d’Alger.
Les accusés sont, pour la plupart, des cadres du ministère des Travaux publics, ainsi que des dirigeants d’entreprises étrangères de cinq pays (Chine, Canada, Portugal, Japon et Suisse). Ces 23 personnes impliquées sont poursuivis pour association de malfaiteurs, abus d’influence, corruption, blanchiment d’argent et dilapidation de deniers publics.
Il faut dire que les Algériens ont appris à ne plus attendre grand-chose de ces procès. D’autant plus que les premiers responsables de ces secteurs, pourtant citées dans des témoignages, ne seront pas appelés à comparaître.
Rappelons que l’affaire Sonatrach 1 avait été programmée pour dimanche dernier. Mais après huit heures de d’audiences, le procès a été finalement reporté à la prochaine session criminelle. Le juge avait répondu favorablement aux avocats des accusés, dont l’ancien PDG du groupe pétrolier, Mohamed Meziane, qui avaient relevé l’absence d’une quarantaine de témoins. Ceci en plus du fait que le ministre de l’Energie de l’époque, Chakib Khellil, pourtant cité dans des enquêtes ouvertes en Algérie et en Italie, et contre lequel l’Algérie avait même émis, dans un premier temps, un mandat d’arrêt international, avant de le faire annuler, n’a jamais été cité comme accusé ou même comme témoin.
Pour les observateurs, il est clair que ce procès de l’autoroute Est – Ouest sera traité de la même manière. Amar Ghoul, ministre des Travaux publics à l’époque des faits et qui a été cité dans des témoignages, n’a jamais été « inquiété».
Elyas Nour