Il y a, selon toute vraisemblance, de moins en moins d’Algériens engagés dans les groupes terroristes à l’étranger, notamment en Libye.
D’après Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires maghrébines et africaines et de la Ligue des Etats arabes, qui s’exprimait, hier, au sujet de ce pays frontalier, il y a «quelques dizaines» d’algériens, selon, précise-t-il, des «estimations différentes», qui se trouvent actuellement dans les zones de conflits. Le ministre a tenu, néanmoins, à préciser, dans une déclaration faite à l’APS, que l’«écrasante majorité» de ces Algériens qui ont rejoints les groupes terroristes activant en Libye et dans d’autres pays comme la Syrie, «sont des binationaux partis de leurs pays de résidence (et pour certains de naissance) et non d’Algérie».
M. Messahel a rappelé que l’Algérie avait adopté des textes de loi criminalisant l’acte de rejoindre un groupe terroriste étranger. «Les services de sécurité algérienne ont mis en place des dispositifs de surveillance des postes frontaliers de nature à détecter les candidats potentiels, l’objectif prioritaire étant d’éviter que ces jeunes se rendent, en premier lieu, sur les théâtres de conflits et commettent ces nouvelles infractions à la loi», a-t-il déclaré. D’ailleurs des peines d’emprisonnements de 20 ans par contumace ont été prononcées aujourd’hui par le tribunal d’Ouargla à l’encontre de deux Algériens en fuite qui faisaient passer des étrangers en Libye.
Elyas Nour