Très peu de résultats positifs sur les forages d’exploration/Le pétrole se raréfie en Algérie

Redaction

En Algérie, le pétrole se raréfie. Les forages d’exploration menés massivement par la Sonatarach et ses partenaires étrangers aboutissent rarement à des résultats positifs. Et les chiffres témoignent de l’épuisement progressif de nos hydrocarbures. 

L’agence d’information américaine Bloomberg a révélé  qu’en 2015 la Sonatrach a effectué 149 forages d’exploration  dont seulement 22 sont positifs. Ces résultats très décevants démontrent que les réserves algériennes s’amenuisent dangereusement.  En plus, « cela n’a pas permis une augmentation de la production globale et montre une raréfaction des découvertes dans le pays », souligne Bloomberg d’après laquelle « le nombre de puits d’exploration découverts a presque doublé entre 2011 et 2015, soit une moyenne de 20 puits par an ».

Des découvertes qui ne renforcent nullement la production algérienne en hydrocarbures. Celle-ci stagne ces dernières années alors que l’Algérie compte au total 55 puits d’hydrocarbures en production. « C’est beaucoup plus que ceux des pays producteurs africains réunis, mais a contrario la production est toujours stagnante. Celle-ci gravite autour d’un million de barils depuis plusieurs années », s’étonne Bloomberg dans son rapport.

Malgré ses résultats d’exploration, l’Algérie continue à acquérir des foreuses. En 2016, elle compte accueillir 6 nouvelles foreuses. Et pourtant, notre pays dispose d’ores et déjà de 36 foreuses, explique la compagnie américaine Baker Hughes, une entreprise de services pour les entreprises pétrolières basés à Houston. En dépit de tous les efforts colossaux de l’Algérie et de ses nouvelles acquisitions, « les découvertes ne suivent pas », regrette enfin Bloomberg.