Une petite fille syrienne risque de mourir à cause de la guerre froide algéro-marocaine

Redaction

Elle s’appelle Afinate. Elle est une petite fille syrienne qui a fui son pays en proie à la guerre et aux violences. Elle pensait trouver refuge et paix avec sa famille au Maghreb. Mais, à son grand dam, elle se retrouve confrontée à une autre guerre, beaucoup plus sournoise et froide celle-là, qui risque de lui ôter la vie.

En effet, la famille de cette petite fille syrienne et une autre famille réfugiée vivent un calvaire kafkaïen depuis plus de 20 jours. Ces deux familles syriennes sont bloqués au niveau des frontières algéro-marocaines et aucun des deux pays ne veut les laisser pénétrer sur son territoire ! Par conséquent, ces deux familles passent leurs jours dans un No Man’s land entre la frontière Algérienne (poste de Akid Lotfi) et la frontière Marocaine (poste de Zouj Bghal). Bloquées sur une petite parcelle de terre et encerclées par les gardes-frontières algériens et marocains, ces deux familles et leurs enfants n’ont « absolument rien sauf une vieille carcasse de voiture et les cartons qu’ils ont pu ramasser », s’indigne à ce sujet  le vice-président de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), Kaddour Chouicha qui s’est rendu jusqu’aux frontières algéro-marocaines pour constater de visu la souffrance et la situation précaires de ces réfugiés que l’Algérie et le Maroc instrumentalisent « pour régler leurs comptes », déplore-t-il.

« Ces feux familles souffrent de la malnutrition. Afinate, une petite fille âgée d’à peine deux ans, son état de santé s’est gravement détérioré et les forces algériennes et marocaines ne veulent même pas laisser un médecin passer pour lui prodiguer les soins nécessaires. Elle risque de perdre la vie si cette situation inhumaine perdure », confie Kaddour Chouicha dans une déclaration à Algérie-Focus. Ce dernier réclame, dans un communiqué signé conjointement avec l’Association Marocaine des Droits Humains, une solution urgente à la détresse de ces réfugiés syriens.   « Aucun argument ni justification ne peuvent être invoqués devant le destin tragique de ces deux familles » victime d’une « et cette non-assistance à personne en danger », dénoncent les deux organisations de défense des droits de l’Homme en Algérie et au Maroc.  Ces deux pays vont-ils enfin mettre de côté leur guerre froide pour sauver d’une mort certaine la petite Afinate ?