A l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene d’Alger (USTHB), des documents de scolarité et pédagogie très sensibles sont signés par un soi-disant « directeur de la scolarité centrale » qui n’a aucune existence sur l’organigramme de l’USTHB (ci-joint texte). Les relevés de notes, certificats, …etc, sont un enjeu de pouvoir majeur qui suscite les convoitises au sein de la plus grande université du pays.
L’homme qui occupe ce poste s’appelle Alliche Madjid. Selon nos sources, il a été nommé en 2001 par simple décision interne de l’ex-recteur Benzaghou Benali passant outre un arrêté interministériel qui stipule clairement l’existence d’un vice-recteur et de 3 chefs de services. Un règlement strict qui ne fait mention d’aucun directeur de la scolarité centrale au niveau de la hiérarchie universitaire.
Pour de nombreux enseignants et cadres de l’USTHB, ce poste de « directeur de la scolarité centrale » suscite la controverse car il est devenu au fil du temps une « véritable plaque tournante des faits de malversations et de corruption », soupçonnent plusieurs de nos sources selon lesquelles la signature des fiches de transfert d’étudiants venus d’autres wilayas, l’inscription d’étudiants pistonnés et surtout les reconnaissances et les authentifications des documents sollicités par des instances universitaires étrangères, constituent ces derniers temps une source intarissable de trafics en tous genres.
Selon nos sources, en 2015, l’Union Générale des Etudiants Libres (UGEL/USTHB) a déposé plainte, près du Procureur d’El Harrach contre le responsable de la scolarité centrale pour faux et usage de faux mais l’affaire a été étouffée et aucune suite n’a été donnée à ce dossier. C’est dire que ce poste de responsabilité « fictif » ne cesse de défrayer la chronique. Nous avons tenté de joindre le rectorat de l’USTHB pour obtenir des éclaircissements, malheureusement aucun de nos appels n’a trouvé une oreille attentive.