Des milliers d’étudiants sont sortis, ce lundi, à Tizi-Ouzou pour dénoncer la violence et l’insécurité qui prévalent dans les rues de cette ville. Cette action, qui s’est distinguée par sa sérénité et son pacifisme, est intervenue suite à l’assassinat tragique de Djamel Souaki, un étudiant âgé de 21 ans, poignardé, le 3 février dernier, à proximité de la résidence universitaire de Hasnaoua.
Des milliers d’étudiants ont pris part à une marche, ce lundi, pour protester contre la violence qui envenime le quotidien des Algériens. Les manifestants ont voulu que cette manifestation soit silencieuse et qu’elle se déroule dans le calme et la sérénité.
Plus de cinq milles étudiants ont, en effet, parcouru l’itinéraire reliant la résidence universitaire de Hasnaoua à la Cour de justice de Tizi-Ouzou, en brandissant des pancartes appelant à mettre un terme ce phénomène. Des slogans percutants tels que «Je suis Djamel», «Halte à la violence» ou encore «Mobilisation pacifique pour une justice équitable», ont retenti dans le ciel de Tizi-Ouzou.
Une déclaration dans laquelle les étudiants, notamment ceux de l’Université Mouloud Mammeri, ont interpellé l’opinion publique sur le climat d’insécurité qui prévaut à Tizi Ouzou, a été lue.
Massi M.