Violences à Ghardaïa/ Arrestation de 22 personnes pour «incitation à la haine»

Redaction

Même s’il n’y a plus d’escarmouches à Ghardaïa, en proie à des violences interethniques depuis des années, la justice annonce l’arrestation de 22 individus. Ils sont accusés «d’incitation à la haine et à la violence», indique l’APS citant des sources judiciaires.

Après l’audition des 22 individus résidant dans la zone nord de la commune  de Ghardaïa, 21 d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt sous les chefs  d’inculpation de participation à des activités subversives, incitation à la haine et la violence, détention d’armes blanches prohibées, association de malfaiteurs et diffusion de documents et tracts subversifs appelant à la haine « ethnique », a fait savoir la même source.

Ces personnes ont éte arrêtées suite à la diffusion de tracts d’origine inconnue. Ces documents ont été diffusés depuis plusieurs jours et ont été rédigés dans un endroit appelé El Ghaba, situé dans la commune de Ghardaïa. Les investigateurs ont arrêté les prévenus en flagrant délit de réunion clandestine. La fouille des lieux a permis la découverte de plusieurs documents à caractère subversif et des armes blanches (épées, couteaux, haches et autres objets contendants), ajoute la même source.

Au total, 22 individus, dont un mineur, ont été interpellés par les services de sécurité dans «le respect des lois de la République concernant  les droits de l’Homme», souligne-t-on.

Le FFS a été le premier parti politique à avoir dénoncé la diffusion de ces communiqués. Ce parti évoquait, il y a un mois, des appels à la haine et à la violence.

Essaïd Wakli